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Articles flash: Enfance en danger: 3200 cas recensés...
Posté le 06 décembre 2009 à 15:00:36 CET par web-jean

Bulettins d'infos
Publié le 06/12/2009 09:15 | S.M.

Enfance en danger: 3200 cas recensés...

Société. La crise économique fait exploser le nombre d'appels au secours.

3 200 enfants de Haute-Garonne sont considérés en danger. Photo archives DDM,
3 200 enfants de Haute-Garonne sont considérés en danger. Photo archives DDM,
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Les temps sont durs pour les enfants. En Haute-Garonne, on assiste à une augmentation spectaculaire du nombre de jeunes accompagnés par les services du conseil général au titre de l'enfance en danger : au mois de janvier dernier, 2800 enfants étaient pris en charge dans le département; ce mois-ci, ils seront 3200 soit une augmentation sans précédent de 12,5% en quelques mois. Si à l'évidence « la précarité met de plus en plus les familles en difficulté » comme l'observe Christophe Magne, directeur du service enfance et famille au conseil général de la Haute-Garonne, la hausse des cas recensés s'explique aussi par la campagne lancé par le conseil général autour de la promotion du numéro vert de l'enfance en danger. « Les langues se délient, beaucoup plus d'informations viennent à notre connaissance, précise au conseil général le docteur Catherine Villard. Et comme nos services se substituent au parquet depuis mars 2007, on en repère et on en aide encore plus.»

+ 30% d'appels au secours

Les appels à l'aide, par le numéro vert, explosent : une centaine par mois l'année dernière; environ cent-trente chaque mois en 2009. Au total, 1600 appels ont été reçus depuis le début de l'année contre 1400 l'année dernière. Des enfants maltraités appellent au secours, des voisins ou des



éducateurs, mais aussi des parents qui ne peuvent plus faire face. Dans les cas les plus graves, l'Aide sociale à l'enfance retire l'enfant à sa famille : 1 500 sont ainsi placés dans des familles d'accueil ou en foyer, dont cinq cents pour la seule tranche d'âge 11-14 ans. Les cas de maltraitance avérés (violences psychologiques, physiques ou sexuelles) ne représentent que 30% des cas. Pour l'essentiel, les situations relèvent plutôt de «carences éducatives, précarité sociale, difficultés liées à l'habitat ou addiction des parents, explique Christophe Magne. Des familles peuvent être parfaitement stables et du jour au lendemain, un licenciement fait tout exploser avec des conséquences immédiates sur les enfants». Les jeunes couples sont les plus exposés : « Par exemple, une fille de 16 ans a un bébé et ne va pas savoir s'en occuper, même pas comment lui donner un bain ou quoi faire lorsqu'il pleure, témoigne Catherine Villard. Non seulement le temps passé à la maternité est de plus en plus court, mais il n'existe plus de modèles familiaux. Des jeunes femmes se retrouvent démunies car elles n'ont pas d'exemple».

Pierre Izard

Le président du conseil général de Haute-Garonne s'inquiète de l'augmentation de la précarité.

De plus en plus d'enfants sont accompagnés par l'Aide sociale à l'enfance du conseil général. Pourquoi ?

Les difficultés sociales sont de plus en plus grandes avec des situations familiales dramatiques. Quand des familles qui gagnent un salaire n'ont pas d'autre choix que d'aller aux Restos du cœur, comment voulez-vous que les enfants n'en subissent pas les conséquences ? Nous avons de plus en plus de cas sociaux et c'est une réelle inquiétude.

Le gouvernement a décidé de supprimer le poste de défenseure des enfants, y compris en Midi-Pyrénées. Comment réagissez-vous ?

Les élus du conseil général ont voté une motion demandant le maintien de cette institution. On ne prend jamais assez de précautions en ce qui concerne les droits d'un enfant et je ne vois pas l'intérêt de supprimer ce poste. Il faut qu'il y ait un recours et la défenseure des enfants doit exister.

Comment allez-vous faire face aux nouvelles demandes d'aide alors que les budgets des conseils généraux sont fragilisés ?

Si l'on doit un jour dégager des priorités, les dépenses de solidarité n'en souffriront pas. Elles demeurent prioritaires.


« On attend tous de partir un jour »

1500 enfants sont placés en Haute-Garonne par l'Aide sociale à l'enfance, dont la moitié dans des foyers ou des maisons de l'enfance. « On favorise les relais en famille avec le retour le week-end » affirme au conseil général Christophe Magne, même si certains enfants, dans les cas les plus extrêmes, n'ont plus aucun contact avec leur père et leur mère. Au pire, les parents sont déchus de leur autorité : 130 enfants sont dans ce cas en Haute-Garonne. « Toutes les décisions que l'on prend, c'est dans l'intérêt de l'enfant » précise le conseil général.

à Toulouse, dans le quartier Lardenne, l'association Essor gère un foyer de placement d'une quarantaine de places : un ensemble de villas des années soixante-dix qui accueille des jeunes de 13 à 21 ans, encadrés par des éducateurs. « Ils sont là pour quelques mois ou plusieurs années » explique le directeur, Pascal Clémendot. « Certains ici vivent des histoires très très compliquées. Des enfants sont brisés » raconte le directeur d'Essor, qui constate « des difficultés psychiques de plus en plus importantes ».

Dans le salon de l'une des villas, cinq ados jouent à la Playstation. T., 16 ans, est au foyer depuis un an et demi. Il ne revoit plus son père, seulement sa mère et ses deux frères deux fois par mois en présence d'un médiateur. Scolarisé en seconde générale, bon élève, il a trouvé ici une certaine sérénité. Il sait qu'il « ne va pas sortir bientôt ». Son rêve : « Avoir un travail et une maison ». À côté de lui, J., 13 ans, est là depuis quelques semaines. En attente de scolarisation, il dit « que l'école c'est pas son truc ». Lui veut devenir « tireur d'élite dans l'armée » et rêve d'une île déserte où il habitera « avec

[sa] famille et[ses] amis ». Placé par un juge, il attend de revenir chez lui : « Même une heure. Ici je ne me sens pas chez moi. On attend tous de partir un jour. Mais c'est pour nous protéger… »
***********************
NDLR de l'AEDEPS:
Avant tout, une pensée profonde pour tous ces enfants maltraités en France et de par le Monde mais, aujourd'hui, sans que ce soit tout à fait la même, nous pensons à deux enfants que nous prénommerons Marc et Tiffany, sur notre commune, (car nous avons eu un dossier entre la Vendée et les Deux-Sèvres)
C'est vrai, il y a trop de cas de violences sur enfants mineurs, mais beaucoup ne sont pas signalés de peur de représailles du parent agresseur, ou alors les parents d'enfants maltraités essaient d'obtenir des informations auprès des associations comme la nôtre mais sans vouloir aller plus avant, ce qui est bien regrettable et met en danger la sécurité, la tranquillité, l'équilibre du ou des enfants maltraités.
Il y des parents qui, pour quitter "facilement" le domicile conjugal en prétextant lds violences verbales ou physiques, en précisant pour rendre plus crédible "en l'absence des enfants", font appel, avec larmes à l'appui, mais sans pour autant aviser Police ou Gendarmerie, aux structures fiables en leur racontant n'importe quoi, du moins ce qu'ils veulent bien laisser entendre, et ensuite c'est une version pour l'asso et une autre version pour l'avocat qui, souvent, connait le client grâce à l'association.., ce qui évite parfois des erreurs.
Le travail bénévole de l'association consiste ensuite à remettre les choses dans le bon ordre, ce qui n'est pas toujours facile à faire comprendre à notre interlocuteur(trice).
Le parent souvent épaulé par sa famille qui entame la démarche vers l'association, est conseillé, épaulé, suivi par l'association afin de faire en sorte que les Droits ,  la Sécurité et les Intérêts des uns et des autres soient préservés, ce parent demandeur recoit des mains d'un responsable l'ensemble des documents associatifs (statuts à remplir, signer, et à retourner rapidement) ,documentations diverses, tout en signalant que, conformément aux statuts reçus il fallait respecter les articles de ceux-ci tout en sachant que les moyens financiers de chacun sont analysés au plus juste.
Il arrive que des parents, après avoir reçu de nombreux rappels du Bureau associatif (mail-courrier postal, etc...) estiment qu'une fois dépannés ils ne doivent rien à l'association, pas même l'acceptation des statuts, et accusent "injustement" l'association, quand il y a un rappel "justifié" qu'ils se sentent menacés..", est-ce le fait de recevoir une lettre de rappel quand on ne respecte pas ce pourquoi l'association a agi à la demande de l'intéressé ou des intéressés..., pour nous et nos partenaires, celui ou celle qui agit ainsi est malhonnête.
Parents, grands-parents, même ceux privés de leurs enfants ou petits-enfants, quand vous faîtes appel à une association qui vous accepte en son sein, qui vous aide, vous conseille, vous assiste, et met en avant le Respect des Droits et la Protection de l'Enfant, adhérez, cotisez, participez à la vie de cette structure au lieu de lui tourner le dos, surtout sans raison plausible.
Pour nous, et c'est tout à notre honneur, il n'y a eu que 2 cas de ce genre depuis 1984, des gens mal dans leur peau, ou malhonnêtes.
Merci de nous avoir lu, et à bientôt peut-être.   Le Bureau

 
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